ACTIVITÉS  -  OPÉRATIONS

de notre correspondant, le Lieutenant TENCHENI

 

Le 6ème Escadron du 12ème Régiment de Cuirassiers héritier des Traditions du 12ème Régiment de Chasseurs d'Afrique au Sud Liban en mars 2016.

 

 

Le 6e escadron du 12e RC  a été déployé début mars dans le Sud du Liban au sein de la FINUL, force intérimaire des Nations Unies au Liban. Après une période de passation de consignes avec l’unité relevée, les cuirassiers ont commencé à remplir leur mission en autonomie.

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Participant au contrat de projection du Dauphin Cavalerie, le 6e escadron a posé le pied sur le sol libanais la deuxième semaine de mars 2016 dans le cadre de l’opération DAMAN XXV.

Il y a cinq ans, cette prestigieuse unité, héritière de l’Escadron de Protection du général Leclerc, avait déjà participé à DAMAN XIV. Articulée en format EEI, elle retrouve ce camp de 9.1 pour relever une unité du 3e régiment de hussards, en poste depuis septembre 2015. La passation de consignes se fait par vagues successives en fonction des arrivées des cavaliers de Leclerc. Des patrouilles conjointes aux deux unités permettent de s’approprier le terrain avant d’effectuer les premières missions en autonomie. Ce terrain libanais à la fois montagneux, sinueux, mais rempli du charme du pays du Cèdre met en valeur le savoir-faire technique et tactique des pilotes VBL de l’Escadron Leclerc.

Le mandat français au sud du fleuve Litani répond à la résolution 1701 des Nations Unies. Adoptée après la guerre de juillet-août 2006 opposant Israël et le Hezbollah, cette décision fixe une triple mission : maintenir la paix au Sud-Liban, désarmer les milices et appuyer la prise de contrôle du territoire par les forces armées libanaises. Au-delà de cette mission militaire, c’est une véritable histoire d’amitié qui lie le Liban et la France depuis des siècles. Ainsi, parmi les trente-six nationalités qui participent à la FINUL, la France occupe une place toute particulière. L’armée française arme en effet la Force Commander Reserve (FCR), poing armé du général commandant la FINUL et ultima ratio en cas de dégradation de la situation sécuritaire.

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  ©copyright / EEI2 / cellule com 12RC. 

L’unité a rapidement pris le rythme de l’opération, alternant phases de garde et de QRF 30’ (force de réaction rapide), la tâche principale des éléments français sur le théâtre, les missions de contrôle de zone en lien avec les forces armées libanaises, l’instruction des soldats et des tournois sportifs inter-contingents.

La QRF 30’ est le cœur de la mission française. En lien avec une compagnie VBCI (Véhicule Blindé de Combat de l’Infanterie) du Régiment de Marche du Tchad, l’escadron garde chaque jour un peloton prêt à s’équiper au premier signe d’alerte et à quitter le camp de 9.1 en moins d’une demi-heure pour intervenir sur tout incident grave dans la zone.

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   ©copyright / EEI2 / cellule com 12RC.

Les pelotons profitent de la totale disponibilité de leurs moyens organiques pour reprendre l’instruction dans tous les domaines, maniement des armes et matériels, identification de véhicules, mise en œuvre des moyens de numérisation de l’espace de bataille (NEB[i]). Sous l’impulsion des chefs de peloton, les jeunes cuirassiers apprennent également les us et coutumes libanais afin de gagner les cœurs et les esprits de la population et maintenir ainsi la haute réputation des forces françaises.

Afin de maintenir le niveau de violence au plus bas et de renforcer la crédibilité des forces armées légitimes du Liban, la FCR prend part à des patrouilles communes avec l’armée libanaise à travers toute la région du Sud-Liban et le long de la Blue Line, ligne de séparation israélo-libanaise déterminée par des accords tripartites (ONU/Israël/Liban) mais toujours sujet de discorde.

En parallèle, le contingent DAMAN XXV participe activement aux événements FINUL comme les tournois sportifs, permettant aux nationalités mandatées de s’affronter et se mesurer les unes aux autres dans un climat de convivialité et d’échange. Au cours de ces challenges, les cuirassiers et leurs alliés portent les couleurs de la France dans des compétitions de haut niveau.

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   ©copyright / EEI2 / cellule com 12RC.

Après ce premier mois passé au Levant, l’Escadron Leclerc doit garder ce même professionnalisme, ce même allant, cette même joie dans le métier, cette même jeunesse et ainsi faire honneur à tous Nos Anciens du Liban, tombés au champ d’honneur pour l’avenir des Libanais et la gloire des armes de la France.

[i] NEB : Numérisation de l’Espace de Bataille ; intégration de moyens informatiques de haute technologie pour le partage de l’information sur le théâtre d’opération jusqu’aux plus petits échelons (combattant débarqué)

 

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L'Escadron ERI12 en Pologne avec le 12ème Cuirassiers

 

LE FIGARO mardi 2 juin 2015"Le Figaro" du mardi 2 juin 2015

 

 

Fête de la Saint-Georges au Quartier Valmy à Olivet

Jeudi 23 avril 2015

 

8 heures 00 : Messe célébrée par l'Abbé Alain NOUGAYRÈDE

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9 heures 25 : Honneurs à l'Étendard, puis Inspection et Revue des Troupes par le Général Jean-François LAFOND RAPNOUIL, Gouverneur Militaire de Strasbourg et Commandant la 2ème Brigade Blindée.

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Collection A. Magnaudet

 

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Le Chasseur André MAGNAUDET et son ancien Chef de Peloton, le S/Lieutenant AUBOIN, 53 ans après !

 

11 heures 45 :Buffet de la Saint-Georges

 

La table des 8ème Chasseurs & 12ème Chasseurs d'Afrique

 

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En clôture, le gâteau de Tradition !

 

Et par Saint-Georges.......Vive la Cavalerie !

 

 

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EEI2 : Retour sur une fin d’année 2014 très dense

            Après une opération extérieure au Mali riche en évènements, l’escadron a regagné la France fin septembre, afin de prendre un repos bien mérité et préparer son retour au quartier Valmy où plusieurs rendez-vous l’attendaient.

       Tout d’abord, l’escadron a fourni la majorité de l’encadrement de la Formation Générale Elémentaire (FGE). De plus, durant ce stage essentiel à la poursuite de la carrière des militaires du rang, neuf stagiaires étaient issus de l’escadron. La FGE a duré six semaines, dont trois consacrées à l’instruction au tir et à la tactique au niveau chef de trinôme au camp de Bitche. A l’issue de la formation, quatre stagiaires de l’EEI2 figuraient parmi les dix premiers !

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  ©copyright / EEI2 / cellule com 12RC.

        En parallèle, l’escadron a repris les formations spécifiques à son métier : tireur de MIT50 (mitrailleuse de calibre 12,7mm), tireur MILAN (missile filoguidé antichar) et pilote VBL (Véhicule Blindé Léger). L’ensemble des formations s’est déroulé sur trois semaines avec véhicules, mitrailleuses MIT50 et simulateurs de tir MILAN.

        Fin novembre, les éclaireurs se sont dépassés lors du challenge Leclerc, organisé par le 12e RC et la 2e BB sur le quartier Valmy à Olivet. Face aux autres équipes composées des différentes unités de la brigade (13e RG, RMT, 501e RCC, 16e BC, 40e RA, BRB…), l’équipe de l’EEI2 a passé brillamment une série d’épreuves, de jour comme de nuit (sports, connaissances techniques, historique de la 2e D.B., …). Malheureusement, un changement de règles à la fin du challenge la fit passer de la première place à la deuxième, laissant à l’escadron et au régiment une amère déception. Mais la première attend à coup sûr l’escadron pour la prochaine édition !

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  ©copyright / EEI2 / cellule com 12RC.

       Enfin, en décembre, l’escadron a participé à une action de partenariat (AP) avec la 3e division d’instruction de l’Ecole de Cavalerie de Saumur afin de terminer la formation, notamment tactique, des BSTAT (stagiaires sous-officiers en formation chef de peloton). Cette AP a permis aux personnels de l’escadron Leclerc de renouer avec le combat d’éclairage, sa rapidité, sa fluidité et son autonomie, et de confirmer les différentes formations effectuées le mois précédent.

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           Au final, cette fin d’année 2014 a replongé l’escadron Leclerc dans le rythme de la vie en métropole, en alternant formations, challenge, partenariat et services régimentaires. L’escadron Leclerc poursuit aujourd’hui ses missions, tout en préparant sa future dissolution et recréation sous l’appellation ERI (escadron de reconnaissance et d’intervention) prévue pour les fêtes de la saint Georges le 23 avril 2015.

 

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De retour du Mali fin septembre 2014, les Éclaireurs ont réintégré leur Quartier à Olivet.

 

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L'ESCADRON AU MALI

 

 

L’escadron intervient sur le drame d’Air Algérie

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             A peine rentré d’une opération à proximité de TOMBOUCTOU, voilà que l’actualité rattrape l’escadron Leclerc avec le crash du vol d’Air Algérie. La journée de la disparition des écrans de l’avion, l’unité est mise en alerte afin d’intervenir rapidement sur la zone de crash dès qu’elle sera confirmée.

            C’est ainsi que les éclaireurs sont partis à minuit le 25 juillet. Après avoir roulé pendant six heures sur le goudron puis sept heures à travers des dunes de sable, des étendues désertiques et des bois, l’escadron arrive sur le site en milieu d’après-midi à 170 kms de Gao à vol d’oiseau.

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Base Opérationnelle Avancée

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             C’est d’abord sous une atmosphère pesante que l’escadron se déploie autour de la zone. C’est ici que nous comprenons la polyvalence du militaire français et son magnifique dévouement pour son pays et sa population ; en effet, n’étant pas arrivés au Mali préparés à ce genre de mission, l’éclaireur exécute parfaitement sa mission, sans se poser de question, sachant que le moindre geste permettra de faire avancer les choses et ainsi atténuer les douleurs des familles des victimes.

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Collaboration avec les Nigériens de la MINUSMA (Mandat mission ONU au Mali)

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            En lien avec des unités de la MINUSMA et des FAMa, l’escadron effectue différentes missions : sécuriser le site contre d’éventuelles attaques terroristes pouvant profiter de cet évènement pour faire un coup d’éclat ; soutenir logistiquement différentes unités, civiles et militaires, comme les gendarmes du Bureau Etude Aviation (B.E.A) ou les enquêteurs civils espagnols ; accueillir les différentes délégations des pays touchés par ce drame. Il faut donc définir et protéger des zones de poser hélicoptères, mettre en place un cordon de sécurité autour des débris de l’avion, maintenir un élément d’alerte.

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            Bref, la mission dura onze jours. Principalement là d’un point de vue sécuritaire, l’escadron permit aux spécialistes d’effectuer leur enquête sereinement, efficacement et rapidement.

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Sécurisation du site

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Les éclaireurs apprirent beaucoup, et sur eux-mêmes en travaillant autour d’un site dramatique, et sur la nécessaire collaboration internationale en soutenant des unités diverses et variées (civiles, militaires et étrangères). Il en ressort encore une fois grandi et surtout fier d’avoir aidé à comprendre les raisons de l’accident et à apaiser la peine des familles endeuillées par ce drame.

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Sécurisation du site avec la MINUSMA

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À effet, à partir du 1er Août, l'Opération " SERVAL" devient Opération                          " BARKHANE" (dune en croissant) et l'Escadron reste basé à Gao. 

Les températures maximales sont de l'ordre de 39°/40° et le rythme des missions reste très soutenu.

 

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Rien n’arrête les Éclaireurs du P2

 

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Les Éclaireurs du deuxième Peloton de l’Escadron Leclerc ont eu pour mission de sécuriser une zone où se trouvait l’épave d’un Mirage 2000D. Pour accomplir cette mission, le peloton dû faire face à plusieurs obstacles qu’il franchi.

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Rien n’arrête les Éclaireurs du P2, pas même les frontières entre pays. Le Peloton dû, en effet, se rendre au Niger, où l’avion s’est abimé. Escortés tout du long par la gendarmerie nationale nigérienne, les Éclaireurs ont longé le fleuve Niger jusqu’à Niamey, afin de pouvoir le franchir via le pont de la capitale et ainsi remonter jusqu’à l’épave. Ils ont parcouru presque 2000 kilomètres aller-retour tout en conservant leurs véhicules en état de rouler.

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Rien n’arrête les Éclaireurs du P2, pas même les contraintes qu’impose le terrain. En effet, des cours d’eau ont tenté de ralentir la progression des éclaireurs du peloton, des dunes de sable également, mais tous ces obstacles furent franchis avec témérité dans le but d’accomplir la mission. La langue ne fut pas non plus un obstacle puisque le Peloton sut utiliser intelligemment les gendarmes nigériens et ainsi découvrir les débris de l’épave (collecte de renseignements venant de la population locale).

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  ©copyright / EEI2 / cellule com 12RC.

Rien n’arrête les Éclaireurs du P2, pas même les obstacles de collaboration avec des unités différentes. En effet, le Peloton fut sous les ordres du chef du DLAO 3 (Détachement de Liaison et d’Assistance Opérationnelle) d’Ansongo, unité composée majoritairement de légionnaires. Le travail en commun s’est parfaitement déroulé et l’entente entre les deux éléments fut cordiale. Elle fut de même avec le convoi logistique, les spécialistes de l’armée de l’air venus enquêter sur la zone et avec les gendarmes nigériens qui furent également d’une grande aide.

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En bref, les Éclaireurs du deuxième Peloton de l’Escadron Leclerc accomplirent leur mission de sécurisation et d’investigation. Le Peloton remercie les membres du DLAO 3, ainsi que les personnels de la BA 101 de Niamey, les uns pour le travail fourni ensemble, les autres pour leur accueil et le travail de spécialiste fourni durant cette opération.

 

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 "Notre arrivée s'est très bien déroulée et nous avons commencé sur les chapeaux de roues en partant en opérations.

Merci de penser à nous et rassurer tous les lecteurs du blog que tout se passe bien pour l'instant."  Gao, 18 juin 2014.

 

Arrivée des Éclaireurs de l’EEI 2 au MALI

 Ils attendaient cet évènement depuis des mois, les Éclaireurs de l’EEI 2BB débarquent au Mali et sont immédiatement plongés dans l’opérationnel.

 

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  ©copyright / EEI2 / cellule com 12RC. 

 

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  ©copyright / EEI2 / cellule com 12RC.

L’Escadron Leclerc est arrivé au Mali fin mai par deux rotations aériennes militaires (VAM), l’une le 22 constituée essentiellement de chefs tactiques et techniques, l’autre le 24 avec le reste de l’unité. L’acclimatation a été rude : partis de France où il faisait 15°C, les hommes ont dû affronter un climat désertique à 45°C, avec peu d’ombre et d’endroits naturels où s’abriter. Il faut s’habituer à boire constamment, à rechercher l’ombre et éviter l’effort durant les fortes chaleurs (souvent entre 12h00 et 15h00). Ceux qui n’ont pas suivi ces conseils l’ont souvent appris à leurs dépens avec des petits malaises, heureusement sans gravité.

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  ©copyright / EEI2 / cellule com 12RC. 

A cela s’ajoute la situation complexe des événements survenus en pleine phase de relève pour le Groupement Tactique Désert (GTD). Alors que la relève devait s’étaler sur plusieurs jours, l’Escadron du 4ème Régiment de Chasseurs est reparti en opération au moment de notre arrivée, nous sommes ainsi restés en attente en transit.

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  ©copyright / EEI2 / cellule com 12RC. 

Une fois la relève effectuée et à peine le matériel et la zone vie de l’Escadron pris en compte, il a fallu se préparer pour partir en opération. L’acclimatation a dû se faire plus que rapidement afin d’être prêt à être engagé. L’Escadron du Capitaine Baptiste LECADET est parti huit jours dans le cadre de deux opérations, la première consistant à appuyer les FAMa (Forces Armées Maliennes), la seconde à fouiller une zone probable de cache d’armes. Tous les éclaireurs ont pu découvrir le vrai désert, ressentir la chaude sensation de rouler sous 50°C et s’émerveiller des magnifiques paysages sahéliens. C’est en traversant cette immensité désertique que l’on comprend mieux les réflexions de Saint-Exupéry entre l’homme et l’infini.

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   ©copyright / EEI2 / cellule com 12RC. 

L’Escadron a beaucoup appris de cette traversée, notamment en termes de contraintes logistiques (nombre important de véhicules, quantité conséquente d’eau potable, …). En effet, il ne suffit pas de prendre le bon axe et de rouler, mais également de prévoir les arrêts, de régler les pannes. Le cumul de beaucoup d’impondérables a fait prendre beaucoup de délais au convoi qui mit sept heures pour faire environ 150 kilomètres. Durant sa première opération, l’Escadron a pu tisser quelques liens avec la population locale et surtout avec les militaires maliens qu’il fallait rassurer par notre présence et notre instruction, tout en maintenant une sécurité rapprochée de la base commandement. Parallèlement, l’unité a mis à jour une zone de cache remplie de munitions et a procédé à leur destruction afin qu’elles ne soient pas utilisées contre la population malienne ou contre la force SERVAL.

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   ©copyright / EEI2 / cellule com 12RC. 

Pendant cette opération, les hommes se sont révélés rustiques, endurant et professionnels. L’Escadron a vraiment formé de bons Éclaireurs et cela malgré leur jeunesse en service.

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  ©copyright / EEI2 / cellule com 12RC. 

L’Escadron rentre désormais dans un cycle de garde de l’enceinte militaire de GAO, ce qui lui permettra d’entretenir ses véhicules (éléments nécessaires aux opérations), de s’installer correctement et de remettre en condition ses personnels, en attendant de repartir en opération dans le désert, comme le firent ses anciens de l’épopée Leclerc.

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FÊTE DE LA SAINT-GEORGES AU QUARTIER VALMY LE MARDI 6 MAI 2014

Toute la Cavalerie fête son Patron Saint-Georges le 26 avril. Pour raisons de préparation au départ en Opex, le 12ème Cuirassiers avait retenu de le fêter Mardi 6 Mai 2014. De nombreux anciens du 12ème Cuirassiers, du 2ème Hussards, du 8ème Chasseurs avaient été invités. Le 12ème Chasseurs d'Afrique était représenté par 5 Anciens: Les Lieutenant-colonels (H) d'ABOVILLE et AUBOIN, les Brigadier et Chasseurs RENAULT, AUDIAU et AVYN.   

 

9 heures 00

À l'accueil, un café attend les invités

9 heures 30

Une messe est célébrée dans un des bâtiments du Quartier par le Père Alain NOUGAYRÈDE, prêtre de la paroisse Notre-Dame du Val d'Olivet. Ce père a la particularité d'avoir fait son service militaire dans la Cavalerie, promotion d'Élèves Officiers de Réserve 101 "Général Touzet du Vigier".

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11 heures 00

Prise d'Armes dans le Quartier avec remise de décorations et défilé en présence du Général Éric HAUTECLOQUE-RAYSZ, Commandant la 2ème Brigade Blindée.

Mise en place

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arrivée de la Garde à l'Étendard   

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 Les autorités : Le Général HAUTECLOQUE-RAYSZ - Madame BLACHAIS-CATOIRE, Maire d'Ardon - le Lieutenant-colonel BAROT, C2 du 12ème Cuirassiers.

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 Le Général procède à la remise de décorations

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Le défilé

L'Escadron d'Éclairage et d'Investigation commandé par le Capitaine LECADET

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  ©copyright / EEI2 / cellule com 12RC.   

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Un Escadron du 12ème Cuirassiers

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12 heures 30 

Déjeuner commun : partant de gauche et en tournant : X, Capitaine LECADET, Éclaireur X, Jacques RENAULT, Bernard AVYN, Xavier d'ABOVILLE, Claude AUBOIN.

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...Bernard AVYN, Xavier d'ABOVILLE, Claude AUBOIN, Paul AUDIAU du 12ème Chasseurs d'Afrique.

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15 heures 00

Visite des locaux de l'Escadron d'Éclairage

 

La photo souvenir des Chasseurs d'Afrique avant le départ

de gauche à droite: Claude AUBOIN - Bernard AVYN - Xavier d'ABOVILLE - Jacques RENAULT - Paul AUDIAU.

 

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Avec tous nos remerciements à notre hôte, l'Escadron d'Éclairage.

Crédit photos: P. AUDIAU - B. AVYN - J. RENAULT - C. AUBOIN

 

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Les Éclaireurs finalisent leur entrainement au camp du CENTAC

 

Pour terminer sa préparation opérationnelle pour sa future projection au Mali, l’Escadron d’Éclairage et d’Investigation (EEI2) de la 2e Brigade Blindée s’est rendu au camp de MAILLY du 07 au 18 avril 2014 afin d’y être contrôlé.

 

L’évaluation opérationnelle de l’Escadron LECADET au CENTAC (Centre d’Entraînement Tactique) de MAILLY était attendue et par conséquent préparée de manière approfondie tant sur le plan tactique que logistique. Ainsi, chaque peloton a pu être évalué avec tous ses véhicules (VBL, VAB, P4, GBC). Ces deux semaines ont été scindées en deux parties : une première étant la montée en puissance matérielle et tactique de l’escadron, la seconde l’évaluation en elle-même.

Il a bien fallu, en effet, une semaine complète pour préparer l’escadron. Pendant que la majorité de l’unité fixait sur chaque véhicule et chaque arme des détecteurs laser, percevait des gilets avec la même technologie et mettait en œuvre les transmissions et les matériels optiques, le commandant d’unité et ses chefs de peloton s’entraînaient sur la tactique éclairage sur des caisses à sable escadron et sur des logiciels de simulation en effectuant des rehearsal (moment de préparation mission où celle-ci est déroulée entièrement) et en diffusant des OI (Ordre Initial, ordre donné en début de mission).

 De plus, une section d’infanterie et une SAED (Section d’Aide à l’Engagement Débarqué), toutes deux venants du RMT (Régiment de Marche du Tchad) ont été rajoutées au sein de l’escadron afin de former le SGTIA BRAVO (Sous Groupement Tactique InterArmes). Le capitaine LECADET a dû ainsi intégrer dans sa réflexion tactique ces deux éléments nouveaux.

 Puis est arrivé la journée du dimanche 13 avril, moment où la « guerre » commença. Après une mise en place de nuit en stationnement tactique au sud du camp, les différents chefs ont préparé la mission du lendemain qui consistait à s’emparer d’une FOB (Forward Operating Base – Base opérationnelle avancée). Cette journée, perfectible, a été une mise en jambe pour les jours suivants. En effet, entre la prise en main du potentiel infanterie et la mission à dominante offensive peu commune à la tactique éclairage, l’escadron a subit beaucoup de « pertes », qui, grâce à la logistique, ont été en partie comblées tout en accomplissant la mission.

 Maintenant que la FOB était prise, il a fallu la garder en sécurité. Pour cela ont été mises en place des gardes fixes et mobiles ainsi que des procédures de réactions à des attaques de type insurrectionnelles. En même temps était en préparation la journée du mardi qui consistait à boucler un village où de potentiels insurgés avaient élu domicile et pouvaient recevoir de l’aide extérieure. L’escadron a repris la tactique de Jules César au siège d’Alésia en essayant d’éviter toute intrusion et toute tentative d’exfiltration. Les actes élémentaires et les procédures de combat se sont affinés durant la mission de bouclage par rapport à la journée précédente.

Le mercredi a eu lieu un contrôle de zone suivi d’une prise d’un village où de nombreux insurgés étaient présents. Encore une fois, l’escadron a progressé dans ses savoir-faire techniques et tactiques, ainsi que dans le combat interarmes avec une section d’infanterie. Pendant la première phase où l’escadron a été à l’aise dans une mission qu’il maîtrisait, il a continué à perfectionner ses procédures logistiques de relevage des blessés et de véhicules endommagés. La seconde phase lui a permit d’appuyer l’infanterie qui a pris d’assaut le village et ainsi le SGTIA BRAVO a causé énormément de « pertes » à l’ennemi puisque pour l’équivalent de deux sections détruites, le SGTIA n’a perdu que deux groupes, rapidement évacués par le TC1 (Train de Combat niveau 1) vers le TC2, manœuvre qui a permis de « sauver » une majorité de blessés.

Enfin, pour préparer la dernière mission de la matinée de jeudi, qui consistait au début à freiner un ennemi conventionnel (véhicules de reconnaissance, de combat de l’infanterie et chars lourds) et qui a été remplacée par du harcèlement (mission demandant un savoir-faire de contre-insurrection), l’escadron s’est mis en place de nuit, s’infiltrant du nord au sud du camp, OB70 (optique de nuit d’intensification de lumières) sur le casque, échappant à la vigilance de l’ennemi et s’installant en stationnement tactique sous le nez adverse, prêt à d’abord renseigner sur le type de véhicule, la quantité et le cheminement emprunté, en mesure de détruire tout véhicule sur ordres par des embuscades, en caponnière, par du tir 12,7mm, AT4CS (lance-roquette anti-char) ou MILAN (missile antichar de moyenne portée).

Durant cette mission, les pelotons ont déstabilisé complètement l’adversaire qui n’a pas compris la manœuvre et l’Escadron Leclerc s’est permis même d’aller détruire l’ennemi qui se présentait devant la compagnie d’infanterie, déployée plus au nord. Par sa terrible efficacité, le CENTAC a dû prendre la décision de « détruire » pédagogiquement l’unité du capitaine LECADET afin qu’elle ne perturbe plus le scénario du SGTIA voisin !

L’escadron LECADET sort ainsi grandi de cette rotation préparation MALI, que ce soit les pelotons d’éclairage ou la logistique sanitaire, ravitaillement et mécanique. Pour cela, il remercie les OAC (Observateur Arbitre Contrôleur), qui lui ont permis de progresser tout au long du terrain et de partir serein et prêt pour le MALI.